OXYGENE (poème)

Poème a20

DECLIN

  • Voir ce que j’entends,
  • assourdissant éclats dans les tympans,
  • l’ombre de rien du tout,
  • des corps vidés de cœur,
  • chantent en chœur,
  • à l’assaut, au garde à vous,
  • planqué, en première ligne,
  • retenti le triste hymne.
  • Tous avance vers le coucher,
  • les sens dénoués,
  • des clowns tristes ou bienheureux,
  • temps pluvieux,
  • des mimes et des mines ravies,
  • le temps fuit.
  • Chaque jour que Dieu me donne la force,
  • amorce, amorce,
  • la force d’un pas après l’autre dans le ravin,
  • pas d’autre chemin,
  • de chutes en fractures,
  • assure, assure,
  • brouhaha pur dans le précipice,
  • tant pis.
  • Dans le regard des amuseurs,
  • s’éteint la lueur,
  • le sourire disparu,
  • tout est fichu.
  • Pas un rien mais un pas grand chose,
  • pause.
  • Broyé dans le moulin,
  • voici le mot « fin ».

Poème a19

PASS’ MURAILLE

Raser les murs, murmuré,

peau d’ours, hiberné,

aucune faille ma muraille,

me blottir dans mon chandail,

retour en soi, fort intérieur,

source de chaleur,

effacer les pénibles,

ombres noires, invisible,

jouer des coudes, combattant,

regards sombres, coup de chariot,

des loups, pas des agneaux,

passage à l’état sauvage,

animal en rage,

lâcher les fauves, grognements.

Cochignon à la une

Cochignon, c’était son nom

Jour pluvieux,
les cieux pleurent pour lui,
petite créature de Dieu,
te rappelle à lui.

Croire en Dieu,
quand tout me semble odieux,
quel message me laisse-t-il là,
c’est les chutes du Niagara.

Une avalanche j’essuie,
te redonner vie, je supplie,
dans mon cœur le déchirement,
mon attachement un sacrement.

Avec toi la vie plus jolie,
ici tout s’assombrit,
de nous tu as fait des heureux,
le petit fabuleux.

Ma p’tite louloute, ta bonté,
au milieu de l’hostilité,
petite bouille irrésistible,
a fait fuir mon austérité.

Des rires indélébiles,
et des cœurs serrés,
Tatoué sur mon cœur,
ma petite douceur.

V. D. B.

Remarque : un cochon d’Inde peut vivre entre 5 et 8 ans. Cochignon n’a vécu que 6 mois. C’est un peu dur à digérer. Un petit être vivant, une petite bête qui a donné beaucoup de bonheur. Heureusement ce fut 6 mois intensifs de partages, de rires, de connivences, d’amour. Son départ est injuste, trop courte vie. Laisse un énorme vide malgré sa petite taille et malgré que se soit un animal.

POÈME a17

Nombrilistes

etoiles-artificiels.jpg

Éblouis par mon éclat,

toi que je ne vois pas.

Mon nombril grandidierite,

mon empathie en pâtit.

En tête de liste, égocentrique,

parfait, jamais contrefait,

significatif et caractéristique,

mon magnétisme, un bienfait.

Étoile de ton système solaire,

dépositaire de l’univers.

Appelle-moi mon précieux,

poudre aux yeux.

Narcisse mon ego,

lape tous mes mots.

Réserve naturelle des Marais d’Isle et Parc d’Isle (suite)

 

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